Le monde du polar
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Dans le polar de Chris Haslam, Alligator Strip, le héros, Martin Brock, trafique des pièces de collection. Une pratique étonnante, mais pourtant nombr...
Dans le polar de Chris Haslam, Alligator Strip, le héros, Martin Brock, trafique des pièces de collection. Une pratique étonnante, mais pourtant nombre d’escrocs trouvent d’autres chemins que les cambriolages « classiques », la drogue ou encore les braquages pour s’enrichir. Avec des scénarii inspirés, ils voient souvent le cinéma adapter leurs histoires. Quand la fiction rejoint la réalité. Partie
2, les experts en forgerie (1) Les
timbrés Les
calligraphes de génie (1) Le terme de forgerie vient du domaine de l'expertise en écritures. C’est le fait de fabriquer un faux en écriture de toutes pièces, en utilisant des parties authentiques existantes, auxquelles des parties forgées sont ajoutées. |
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Dans le polar de Chris Haslam, Alligator Strip, le héros, Martin Brock trafique des pièces de collection. Une pratique étonnante, mais pourtant nombre...
Dans le polar de Chris Haslam, Alligator Strip, le héros, Martin Brock trafique des pièces de collection. Une pratique étonnante, mais pourtant nombre d’escrocs trouvent d’autres chemins que les cambriolages « classiques », la drogue ou encore les braquages pour s’enrichir. Avec des scénarii inspirés, ils voient souvent le cinéma adapter leurs histoires. Quand la fiction rejoint la réalité.
Au
Black Jack A
la roulette Les
règles de base du Black Jack : |
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Deuxième et dernier épisode de notre saga consacrée au kidnapping durant la sélection de l'été. Les kidnappeurs agissant avec « l'art et la manière »,...
Deuxième et dernier épisode de notre saga consacrée au kidnapping durant la sélection de l’été. Les kidnappeurs agissant avec « l’art et la manière », nous nous sommes donc intéressés aux spécificités de cet acte, selon plusieurs catégories de pays. Et pour finir, nous découvrirons les 3 techniques d’approche les plus courantes. « Dis moi de quel pays tu viens, je te dirai quel kidnappeur tu es » Le kidnapping reflétant bien les maux des pays concernés par ce fléau, nous pouvons ainsi identifier les raisons d’un kidnapping et établir un classement selon 4 catégories de pays. _ pays occidentaux : querelles familiales et pulsions sexuelles/meurtrières sont les deux principales raisons des kidnappings en Europe et en Amérique du Nord. Dans le premier cas, si le traumatisme de l’enfant est incontestable, toutefois son sort connaît généralement un heureux dénouement soit par un accord entre les deux parents se disputant la garde, soit par l’intervention de la Justice. En revanche, le deuxième cas, celui des pulsions sexuelles ou meurtrières, est bien plus inquiétant car les paramètres et les issues sont imprévisibles : disparition d’un enfant avec traces de vie ou non, kidnappeur pédophile et/ou psychopathe, séquelles psychologiques et/ou physiques sur l’enfant, etc... _ pays pauvres ou aux grandes inégalités sociales : chez les kidnappeurs de ces pays, l’enfant ne représente ni plus ni moins que des liasses de billets de banque. La cible idéale est l’enfant d’une famille riche (hommes d’affaires, notables, personnalités publiques ou politiques, etc...), dont la valeur en guise de rançon sera incommensurable aux yeux des parents. Citons par exemple l’Amérique du Sud, avec en tête la Colombie et le Brésil, mais aussi les pays de l’Est tels que la Pologne et la Russie. _ pays touristiques : là aussi, l’argent est la principale motivation des kidnappeurs. A la différence qu’ils préfèrent s’attaquer aux touristes étrangers par facilité, puisque les étrangers sont supposés mal-connaître les recommandations de sécurité en villégiature, et se font surtout dépouillés de leurs biens sans trop de résistance. La libération des touristes kidnappés est d’autant plus facile lorsqu’ils coopèrent vite avec leurs ravisseurs. Exemples : Cuba, la Turquie, l’Afrique (Maroc, Mauritanie, Ethiopie, etc...) _ pays en zone de conflit : dans ces pays, les kidnappeurs s’attaquent prioritairement aux adultes, généralement des hommes fortunés pour leur extorquer de l’argent, ou alors des personnes considérées comme ennemies afin de régler des comptes d’ordre politique, religieux, ou autres. Le pays le plus tristement célèbre de nos jours est l’Irak, mais on peut citer également Haïti et le Proche-Orient. Les techniques d’approche sur un enfant S’en prendre à un enfant plutôt qu’à un adulte, c’est plus simple naturellement. Mais tout bon kidnappeur qui se respecte, sait qu’il faut procéder avec intelligence, voire patience, et pour cela pourrait suivre l’une de ces 3 techniques : _ la manière directe : si l’enfant est issu du cercle proche (famille, amis), la technique directe s’impose. Le kidnappeur n’a pas besoin de cogiter longuement afin de « convaincre » l’enfant de le suivre... _ la manière délicate : dans ce cas, le kidnappeur fonctionne selon des stratégies préalablement définies pour amadouer un enfant qu’il ne connaît pas. Toute la difficulté se trouve dans la sensibilité de la situation (dans une rue, à la sortie d’une école, devant la maison de l’enfant, etc...), le kidnappeur doit pouvoir agir en gagnant la confiance de l’enfant sans se faire repérer par d’éventuels témoins. La stratégie la plus célèbre est celle dont toutes les mamans nous ont alertés : « n’accepte jamais un bonbon de la part d’un inconnu ! » _ la manière forte : « droit au but », tel est le leitmotiv du kidnappeur. Pour ce faire, il est souvent véhiculé afin d’agir vite, violemment, pour ainsi dissuader toutes velléités héroïques de l’enfant ou d’un passant. Traumatisme garanti…
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Dans les ouvrages d'Antoine Chainas, Versus, et d'A.W. Rosto, Ténèbres et sang, tous deux en compétition dans la sélection de l'été, il est question d...
Dans les ouvrages d’Antoine Chainas, Versus, et d’A.W. Rosto, Ténèbres et sang, tous deux en compétition dans la sélection de l’été, il est question d’enlèvement d’enfants. Et justement, kidnappeur est un métier qui ne s’improvise pas, mais qui s’apprend. Découvrons ensemble, et en détails, les différents aspects de cet acte malveillant mondialement répandu. Ames sensibles s’abstenir. Définition Le
mot « kidnapping » dérive
de l’anglais, « kid »
signifiant « enfant » et
« to nap » étant une
variante du verbe « to nab »
qui veut dire familièrement « choper ».
Historiquement, ce terme était employé pour désigner les enlèvements d’enfants,
utilisés comme esclaves, dans les anciennes colonies britanniques d’Amérique du
Nord au XVIIIe siècle. De nos jours, le mot est devenu courant et utilisé sur
tous les continents, et son sens n’englobe plus exclusivement les enfants.
Toute personne détenue contre sa volonté, et généralement par la force, pour
l’obtention d’une rançon ou d’une faveur, est donc victime de kidnapping. Distinction Au
fil des siècles, le terme a été galvaudé, au point où certains l’utilisent à
mauvais escient alors que d’autres mots sont plus appropriés. Il faut donc
distinguer le kidnapping de : _
la disparition : on emploie très souvent le terme kidnapping pour évoquer
des disparitions d’enfants. Les exemples les plus tristement connus en France
sont les cas d’Estelle Mouzin (en 2003) et de la petite Marion (disparue en
1996). Aucun signe de vie n’a été trouvé depuis leurs disparitions, et bien que
tous les faisceaux d’indices laissent penser à des kidnappings, malheureusement
le terme ne peut leur être conféré. Tant que rien ne prouve l’acte délibéré
d’une personne malveillante, agissant pour un enlèvement, il faut rester
prudent et donc opter pour l’emploi du mot « disparition ». _
la prise d’otages : si cet acte peut avoir comme but la demande d’une
rançon, il est surtout connu pour d’autres motivations assimilées au terrorisme :
échange de prisonniers, demande de libérations de personnes (ex : des
proches des preneurs d’otages), exigence d’une immunité pour les ravisseurs,
d’une livraison d’armes ou d’un moyen de locomotion, etc. Par ailleurs, la
prise d’otages est fréquemment exécutée par un groupe de plusieurs malfrats,
dont le rôle de chacun est parfaitement prédéfini, contrairement au kidnapping
où une seule personne peut suffire pour exécuter le crime. En
revanche, les mots « enlèvements »
et « rapts » sont biens des
synonymes du kidnapping. Le polymorphisme L’enlèvement
d’enfant connaît 3 formes principales. La plus répandue est celle qui se
justifie par un but criminel. Généralement, il s’agit d’un kidnappeur inconnu
de l’entourage de l’enfant et dont sa cupidité malsaine l’encourage à passer à
l’action. Et évidemment, le kidnappeur cible bien souvent un enfant d’une
famille riche. La
deuxième forme est celle d’un inconnu qui enlève un enfant, et plus
généralement un bébé, pour qu’il devienne son propre enfant. Si ce cas est
assez rare et peut paraître étonnant pour toutes personnes sensées, elle révèle
surtout un mal-être profond du kidnappeur. Une mère ou père déséquilibré(e), à
qui la Mort a arraché son enfant-chéri, et qui tente désespérément de
s’accaparer l’histoire d’un autre enfant afin de combler une souffrance
affective incommensurable. Troisième
cas, malheureusement de plus en plus rencontré à travers l’Europe, celui d’un
parent qui essaie par tous moyens d’empêcher l’autre parent de voir leur enfant.
Les choses se compliquent davantage lorsque ces deux parents sont de pays
différents. Il peut en effet y avoir un enlèvement d’enfant d’un pays pour la
destination d’un autre (ex : du pays d’origine de la mère ayant la garde
de l’enfant, vers le pays d’origine du père ayant orchestré l’enlèvement). |
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Dans le roman d'Yves Mamou, Camelia.came, les narcotrafiquants ont l'idée de cacher de la drogue dans des fleurs moulées. Etonnant ? Pas vraiment parc...
Dans le roman d’Yves Mamou, Camelia.came, les narcotrafiquants ont l’idée de cacher de la drogue dans des fleurs moulées. Etonnant ? Pas vraiment parce que les brigades policières qui traquent les trafics de stupéfiants, sont confrontées quotidiennement à une inventivité croissante des hors-la-loi dans ce domaine. « Je n’invente rien, je le jure ». Quand on le questionne au sujet de son idée adoptée par ses narcotrafiquants d’utiliser des fleurs moulées pour passer de la cocaïne aux frontières, Yves Mamou est formel. Car « comme journaliste, [il] connai[t] bien l’industrie chimique et [il] sai[t] qu’on y invente des produits incroyables. » A tel point que selon lui « les narcotrafiquants gagneraient à investir en recherche et développement ». Pas faux dirait-on si on était de leurs côtés. Quoique. Car à mesure que les enquêtes de police démantèlent les réseaux, de nouvelles pratiques sont révélées. Tour d’horizon des techniques les plus répandues. Les mules Partant du principe que la drogue n’augmente véritablement sa valeur qu’à partir du moment où elle se trouve sur son lieu de consommation (Europe, Etats-Unis et pays occidentaux en général), les trafiquants ont depuis longtemps développé la technique des mules pour acheminer leurs marchandises. Celle-ci est simple mais très périlleuse. Il s’agit de « charger » des personnes de petits sachets de drogue. Ces derniers sont en général transportés dans le système digestif. Les « mules » gobent les doses conditionnées en sachets étanches et les restituent une fois le voyage terminé. Le risque principal est que le sachet se désagrége et provoque une overdose. Les moyens principaux mis en place par les forces de l’ordre pour contrer les passages des mules sont multiples : - la surveillance étroite des passagers suspects en provenance des pays producteurs. - la surveillance dans les vols des passagers qui ne s’alimentent pas (car la digestion peut amener la mule à restituer trop tôt ses doses). - les radiographies qui permettent de voir à l’intérieur des mules. La dissimulation A l’image de la technique utilisée par les narcotrafiquants présents dans le roman d’Yves Mamou, il existe de nombreuses techniques pour dissimuler la drogue en grande quantité. « Le moulage de fleur » vu dans Camelia.came est une technique classique adoptée par de nombreux bandits. On a par ailleurs vu de la drogue dissimulée dans des jeans, mais aussi à l’intérieur de vierges creuses ou encore dans des jouets d’enfants. Il est aussi très fréquent que les gangsters utilisent des trappes pour cacher leurs marchandises. A l’intérieur de camions de transports sous des chargements volumineux et complexes à vider pour décourager les douaniers en cas de contrôles. Les douanes sont de plus en plus vigilantes concernant ces pratiques. Le recoupement des données concernant les sociétés et l’observation des trafiquants permettent souvent de stopper ces trafics. Le Go Fast Comme son nom l’indique, cette technique est fondée sur la vitesse de livraison de la drogue. En général, les coursiers sont équipés de deux grosses cylindrées de type sportif. Ils effectuent un trajet à très grande vitesse avec une voiture qui ouvre la voie comme éclaireur et la seconde, avec la drogue, qui suit son acolyte. En général, les véhicules sont volés juste avant cette course un peu folle afin que les policiers ne puissent soupçonner la venue des livreurs. Cette technique existe aussi via la mer dans des zones géographiques spécifiques avec des hors-bords ultrarapides. Elle est notamment courante en Méditerranée pour l’acheminement du cannabis de l’Afrique du Nord vers l’Europe. Les polices du monde s’équipent de plus en plus de véhicules qui permettent de poursuivre les trafiquants. La surveillance aérienne en mer comme sur terre est aussi un bon moyen de décourager les plus déterminés. |
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Très présente dans les ouvrages d'Olav Hergel et de Karine Giebel, la notion d'enfermement est un ressort classique du polar. Elle permet de créer des...
Très présente dans les ouvrages d’Olav Hergel et de Karine Giebel, la notion d’enfermement est un ressort classique du polar. Elle permet de créer des relations particulières entre geôliers et détenus. Qui peuvent parfois déboucher sur le célèbre syndrome de Stockholm… Amatrice de polars avant d’être auteure, Karine Giebel (Les Morsures de l’ombre) estime qu’un bon noir « c’est un roman qui tient en haleine, dont on ne se lasse pas, page après page. Un roman qui procure des émotions, permet de s’attacher aux personnages, apporte éventuellement un éclairage nouveau sur ce qui nous entoure. Il faut qu’il laisse des traces, un souvenir ; qu’il ne s’éteigne pas dès que la dernière page est tournée. » Et à lire son témoignage, on est certain que les échanges entre ses deux héros, Lydia et Ben, ont été voulus dans ce sens. Une geôlière féroce et un prisonnier désemparé mais qui est toujours à deux doigts de craquer. Tout comme il semble capable d’éprouver de la compassion et de la compréhension à l’encontre de cette jeune femme qui le torture. Exemple typique de ce que l’on appelle le « syndrome de Stockholm ». Celui-ci est un phénomène psychologique complexe, parce que paradoxal, de fraternisation entre agresseurs et agressés. Mais loin de se résumer à une simple sympathie, il est plutôt une interaction complémentaire en « creux/relief » dans une relation affective forte en « écosystème » du type maître/disciple, parent/enfant ou encore voyeuriste/exhibitionniste qui se complètent pour former ce que les Allemands appellent une Gestalt ou totalité complète. Dans ces cas là, il y a dépendance mutuelle entre le bourreau et la victime. Chacun ayant besoin de l’autre pour exister. Mais lors d’une prise d’otage ou d’une séquestration, il n’y a pas forcément existence du « syndrome de Stockholm ». Afin que le syndrome se développe, il faut que trois critères existent : - la naissance d’un sentiment de confiance, voire de sympathie des otages vis-à-vis de leurs ravisseurs ; - la naissance d'un sentiment positif des ravisseurs à l'égard de leurs otages ; - l’existence d'une hostilité des victimes envers les forces de l'ordre. Pour que ce syndrome puisse apparaître, trois conditions sont nécessaires : - l'agresseur doit pouvoir justifier de manière intellectualisée son acte aux yeux de ses victimes ; - les agresseurs ne doivent éprouver aucun antagonisme, ressentiment ethnique voire raciste à l'égard des otages ; - les victimes potentielles ne doivent pas savoir qu’un tel syndrome existe. Défini et nommé à l’occasion d’un hold-up raté (23 août 1973) en Suède au cours duquel les otages avaient sympathisé avec le bandit, ledit syndrome doit donc son nom à la ville où a eu lieu le braquage avorté. Il s’est même raconté pendant quelques temps qu’une des otages et le braqueur avaient failli se marier. On vous aura prévenu ! |
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Dans le premier épisode de notre chronique, la prépondérance de la vie politique et de l'humour noir à travers les polars irlandais était mise en exer...
Dans le premier épisode de notre chronique,
la prépondérance de la vie politique et de l’humour noir à travers les polars
irlandais était mise en exergue. Pour ce deuxième et dernier épisode, nous abordons
deux autres thèmes caractéristiques des auteurs celtiques : religion et
criminalité. Religion
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A l'image de l'Ecosse, dont nous avons évoqué les spécificités précédemment, l'Irlande est une île fertile en histoires en tous genres, ou pour y fice...
A l’image de l’Ecosse, dont nous avons
évoqué les spécificités précédemment, l’Irlande est une île fertile en
histoires en tous genres, ou pour y ficeler des intrigues. Omniprésence de la vie politique, puissance de la religion,
criminalité en bandes organisées, humour « so Irish », font partie
des principales thématiques que les écrivains irlandais aiment explorer. Gene
Kerrigan, auteur de A la petite semaine
dans la sélection du printemps, représente bien ce charme du style
irlandais. Si le polar a vu le jour aux Etats-Unis pendant l’entre-deux guerres, il a ensuite bien grandi sur le Vieux Continent. Auteurs français, espagnols, italiens, scandinaves et anglo-saxons, ils sont une multitude à donner au polar ses lettres de noblesse. Et s’il y a un écrivain qui symbolise à merveille cette passerelle au-dessus de l’Atlantique, reliant les patrimoines littéraires de l’Europe et de l’Amérique du Nord, c’est bien Mary Higgins Clark. « La Reine du suspense » est née sur le sol américain, mais c’est notamment en puisant dans ses origines et coutumes irlandaises qu’elle réussit à tenir en haleine des millions de lecteurs. Il faut dire que l’Irlande est certes un petit pays, géographiquement parlant, mais tellement riche et complexe dans le fonctionnement et l’évolution de sa société qu’elle offre des scénarii à foison à tout auteur en quête d’intrigues palpitantes. Les thèmes abordés dans les polars irlandais sont récurrents, et très caractéristiques de la littérature celtique. Politique Humour... noir |
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Pierre angulaire de l'ouvrage de Jean-Paul Nozière, les « arts premiers » n'ont pas toujours eu l'attention populaire qu'ils méritaient. Aujourd'hui, ...
Pierre angulaire de l’ouvrage de Jean-Paul Nozière, les « arts premiers » n’ont pas toujours eu l’attention populaire qu’ils méritaient. Aujourd’hui, à travers diverses expositions et l’ouverture du musée du Quai Branly, chacun peut s’initier à ce pan de la culture mondiale. Objets de toutes les convoitises dans l’ouvrage Je vais tuer mon papa, les « arts premiers » ont longtemps été peu connus du grand public. Mais depuis l’ouverture du musée du Quai Branly à Paris et la popularisation de ceux-ci, on en sait d’avantage sur ces éléments de culture du monde entier, symboles de la diversité. Ainsi il est désormais possible d’admirer avec force d’explications et de détails ce qui constitue les bases artistiques et culturelles de nombreuses civilisations. Objets usuels du quotidien ou bien dédiés à des cérémonies particulières, souvent d’inspirations artistiques, ils sont les marqueurs d’une culture souvent insoupçonnée. Des masques d’exorcisme du Sri Lanka aux outils Inuits (Sibérie, Amérique du Nord et Groenland) en passant par des statues issues du pays Dogon (Mali) ou encore les traditionnels ponchos argentins, la diversité du monde permet à chacun de découvrir la sensibilité de l’autre. Sa capacité d’adaptation, ses traditions mais aussi ses nécessités. Un voyage initiatique que Jean-Paul Nozière auteur de Je vais tuer mon papa apprécie particulièrement : « les arts premiers sont une porte ouverte sur le monde. Et ils permettent à chacun d’appréhender les autres cultures. J’avais envie d’en parler dans mon livre car cela me touche beaucoup. Il y a un message universel dans chacune de ces statues, de ces masques. Je pense que si l’on emmenait chaque enfant voir le musée du quai Branly, on ferait beaucoup pour la compréhension, l’échange. » A n’en pas douter puisque chaque peuple, chaque ethnie a sa place dans ce musée et à travers toutes ces collections et expositions. La délicatesse d’ouvrage de certains flacons colombiens datant d’entre 800 et 1200 ou encore la force artistique, proche de l’art contemporain d’une coiffe de Melsisi (Vanuatu) ne peuvent pas laisser de marbre. Et invitent au rapprochement, à la compréhension. Pour en savoir plus : Musée du Quai Branly 37, quai Branly |
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De plus en plus présent dans le paysage contemporain du polar, le noir à la sauce scottish fait parler de lui. A l'image de Christopher Brookmyre, dan...
De plus en plus présent dans le paysage contemporain du polar, le noir
à la sauce scottish fait parler de lui. A l’image de Christopher Brookmyre,
dans Faites vos jeux, qui est un
dynamiteur de préjugés tout en défendant avec ardeur la culture écossaise. C’est un fait, le polar écossais se porte bien. Même très bien. Régulièrement sélectionnés et soutenus par les lecteurs dans le Prix SNCF du polar (à l’image de Campbell Armstrong et Craig Russel finalistes respectivement lors des éditions 2007 et 2008), et souvent loin de la figure tutélaire et historique de Sir Conan Doyle qui donna vie à Sherlock Holmes, les représentants du Nord de la Grande-Bretagne s’en donnent à c½ur joie dans leurs écrits et avec un talent indéniable. Depuis les années 70 et l’avènement d’une nouvelle culture, en rupture avec le pouvoir établi et la morosité économique, s’est développée une nouvelle vague qui touche à toutes les disciplines. Le polar en est un des fers de lance. A travers des histoires prenant pied dans la culture urbaine (Trainspotting de Irvine Welsh), le monde découvre une nouvelle facette de L’Ecosse. Une génération de quadra/quinqua qui prend le pouvoir William McIlvanney, figure
incontournable du noir de qualité (qui a dépeint Glasgow de fond en comble dans ses multiples romans) fut à
l’origine du changement de cap écossais dans les années thatchériennes. Depuis,
ses héritiers se multiplient. Ian Rankin est un des auteurs actuels les plus
prolixes et les plus réputés. Récompensés par de nombreux prix ces dernières
années, il fait découvrir avec beaucoup de brio Edimbourg dans sa série mettant
en scène l’inspecteur Rebus, un flic un peu trop porté sur la bouteille et qui
adore le rock des années 70. Un avenir florissant Si les désormais anciens tiennent
toujours la corde, les petits nouveaux font leur apparition ici ou là :
Stuart MacBride en est un des grands espoirs. Son best-seller Cold Granite est un véritable succès
outre-Atlantique. |
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Suite et fin de notre trilogie, avec un dernier épisode consacré aux armes à feu, certainement les plus fascinantes. Fatales, radicales, spectaculaire...
Suite et fin de notre trilogie, avec un
dernier épisode consacré aux armes à feu, certainement les plus fascinantes.
Fatales, radicales, spectaculaires, terrifiantes, ces armes ne manquent pas de
qualificatifs et ne peuvent rendre aucun amateur de polars insensible. Sur le petit écran, comme au cinéma, un film policier ne peut se passer des armes à feu. Pour une raison assez simple : une arme à feu impressionne le téléspectateur, tant sur le plan visuel que sonore. Une étincelle qui jaillit du canon, le bruit assourdissant et répété de la décharge, une balle sifflante jusqu’à atteindre sa cible, bref il existe une multitude d’éléments pouvant faire frissonner les amoureux de polars. Dans les livres, les armes à feu tiennent aussi une place importante, mais pour des raisons plus évidentes. Tous les auteurs vous diront que le genre polar n’est que le reflet de leur société, ce qui explique l’omniprésence des armes à feu dans les ouvrages américains, par exemple. « Dans les pays d’Amérique du Nord et du Sud, où les armes à feu sont très répandues et accessibles, les crimes sont faits essentiellement par ces armes, analyse Stéphane Bourgoin, notre consultant criminologue. Il est donc logique que les auteurs de ces pays s’inspirent de ces armes puisqu’elles font partie de leur culture. C’est exactement le même constat avec l’effondrement des ex-républiques soviétiques, qui a permis et qui permet encore aujourd’hui un trafic des armes à feu en pleine expansion ». En effet, un polar à la sauce américaine, ou au parfum de la mafia russe, est indissociable de la poudre à canon. D’autant qu’aux Etats-Unis et en Russie, les gangs sont légion, et que ces groupes n’utilisent évidemment que les armes à feu car elles facilitent le passage à l’acte meurtrier. Par ailleurs, l’immense pluralité de ces armes offre aussi un choix intéressant aux auteurs de polars dans leur travail d’écriture scénaristique : armes de poings, de guerre, de tir, de chasse, de collection, etc. Si dans les polars outre-Atlantique, les armes à feu sont généralement associées aux malfrats dans la conscience collective, en France, ce sont surtout les policiers et les enquêteurs auxquels les lecteurs pensent instinctivement. Logique, puisqu’il est inimaginable de concevoir les aventures d’un commissaire héros de polar, comme Maigret, sans son arme de service. Sans oublier que le lectorat français raffole d’une science particulière, que l’on retrouve dans les polars, et qui est étroitement liée aux armes à feu : la balistique. Cette science, qui étudie le comportement des projectiles, ouvre des boulevards interminables sur le chemin de l’intrigue et du suspens. Quelle arme à feu le tueur a-t-il utilisé ? A quelle distance a-t-il tiré ? De quelle hauteur ? Bref, les armes à feu, de par la réflexion tout autour de leur utilisation, permettent d’entretenir copieusement les intrigues des polars. Strangulation, armes blanches ou à feu, avez-vous fait votre choix en termes de préférence? La sélection du printemps vient juste de débuter, à vous maintenant de deviner quel genre de tueur pourrait se cacher derrière l’arme du crime... |
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Deuxième volet de notre trilogie, cette fois nous vous présentons les armes blanches. A la fois tellement simple pour s'en procurer, facile à utiliser...
Deuxième volet de notre trilogie, cette
fois nous vous présentons les armes blanches. A la fois tellement simple pour
s’en procurer, facile à utiliser, et terriblement efficace, ces armes sont les
plus exploitées dans l’écriture scénaristique des polars. Lors de notre premier épisode, nous vous avions donné des chiffres sur le pourcentage d’homicides commis par armes blanches dans le monde : entre 15-20 %. Cette proportion semble faible, et pourtant elle pourrait augmenter de façon exponentielle, donc dangereuse, tant il est facile de se procurer une arme blanche. Même vous, dans votre foyer ou sur votre lieu de travail, vous possédez potentiellement des armes de tueurs, il ne suffit que d’en prendre conscience : un couteau de cuisine, un cutter, une paire de ciseaux, un ouvre-enveloppe, un tournevis, etc. Cette facile accessibilité aux armes blanches permet donc de mieux comprendre le protocole meurtrier d’une certaine catégorie de tueurs. « Les jeunes et les gangs d’adolescents ont recours essentiellement aux armes blanches, explique Stéphane Bourgoin, notre consultant sur cette trilogie des armes. Notamment parce qu’elles sont les plus simples d’utilisation, mais aussi parce que dans les pays où les armes à feu sont interdites aux mineurs, comme en Amérique du Nord, les jeunes ont moins de choix. Chez ces adolescents, il y a aussi une connotation sexuelle dans le maniement d’une arme blanche, symbolisée par la pénétration, mais elle est moins prononcée que dans la strangulation » ajoute Stéphane Bourgoin. En effet, les réglementations restrictives, voire prohibitives, sur les armes à feu engendrent de facto une utilisation accrue des armes blanches. C’est le cas par exemple en Grande-Bretagne, où les faits divers en pagaille inspirent régulièrement les auteurs de polars. Mais à côté de l’aspect législatif, il y a aussi une part importante de la culture, et pour illustrer cela, il faut regarder vers l’Asie et plus spécialement dans le pays du Soleil Levant. Les polars se situant sur ce continent ont une saveur particulière, et authentique. L’image du Samouraï, arborant un sabre majestueux, fascine encore aujourd’hui les petits malfrats qui préfèrent instinctivement l’utilisation des armes blanches, même la plus modeste soit-elle. De manière générale, les polars dont ces armes tiennent une place importante, sont empreints d’un réalisme terrifiant. Les différents types d’armes blanches, et ses utilisations variées, offrent un immense champ descriptif pour les auteurs, afin de mettre en exergue la cruauté d’un meurtrier ou l’atrocité des souffrances d’une victime. A venir, le dernier épisode de notre trilogie, consacré aux armes à feu. |
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Nous profitons de ce répit, avant le lancement de la 9e édition du Prix, pour vous proposer une nouvelle trilogie d'articles dédiée au monde du polar....
Nous profitons de ce répit, avant le
lancement de la 9e édition du Prix, pour vous proposer une nouvelle
trilogie d’articles dédiée au monde du polar. « Dis moi quelle arme tu utilises, je te dirai quel genre de tueur tu
serais », voilà ce qui pourrait être le titre de notre trilogie, assez
cynique. Première arme du crime à passer au crible : la strangulation. Dans
le monde, à peine 5% des homicides sont commis par strangulation. C’est très
peu, comparativement aux armes blanches (entre 15 et 20%) et aux armes à feu
(entre 65% et 75% des homicides). Et pourtant, la strangulation est sûrement la
technique meurtrière empreinte de la plus forte symbolique, de par son procédé.
« La strangulation a une connotation
sexuelle, et généralement elle est le point d’orgue d’une pulsion sexuelle »,
explique Stéphane Bourgoin, criminologue patenté, spécialiste des serial
killers. Cette arme oblige un contact
très intime avec la victime, ce qui explique que beaucoup de tueurs en série la
privilégient car ils sont constamment dans un jeu de pouvoir et de puissance
vis-à-vis de leurs cibles ». En effet, seulement 20% des tueurs en
série utilisent une arme à feu, et cela s’explique par le fait qu’ils préfèrent
le rapport charnel de la strangulation. Les mains suffisent, mais l’utilisation
d’objets contondants et de cordes accroit leur « plaisir »
d’asphyxier quelqu’un. Et parmi les plus célèbres serial killers, il en est un
qui porte tristement bien son surnom : Albert DeSalvo, l’Etrangleur de
Boston. Psychopathe pervers aux pulsions sexuelles démesurées, il symbolise le
mieux cette connotation sexuelle liée à la strangulation. Dans
le jargon criminel, il existe une technique ancienne de la strangulation, souvent
décrite dans les polars : le coup en
traître, appelé également le coup du
père François. Petite mise en situation : prenez un assassin, son
complice, et une victime. Le complice s’adresse à la victime en prétextant
n’importe quoi, tant que cela puisse dissiper l’attention de la pauvre cible.
« Auriez-vous l’heure ?
Auriez-vous du feu ? Connaîtriez-vous cette adresse ? »
Pendant ce court instant, le meurtrier s’approche derrière la victime,
généralement avec une corde entre les mains, lui passe la corde par dessus la
tête et CRAC ! Un coup sec du bassin suffit pour faire pivoter fatalement
le cou de la victime. Dans ce cas, la mort est instantanée, mais il faut dire
que la plupart des tueurs préfèrent la strangulation caractérisée par une perte
de connaissance assez lente, et donc un décès tardif. C’est tout un art que de
la maitriser, car en cas d’échec, votre victime reprend ses esprits et la suite
risque de se compliquer... Voilà pourquoi la strangulation ne fait pas beaucoup
d’adeptes parmi les meurtriers. Nous verrons prochainement les armes blanches,
puis les armes à feu, bien plus radicales... |
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Premier meurtrier de l’Histoire selon les textes religieux, Caïn a particulièrement intéressé nos auteurs sélectionnés lors de cette 8ème éditio...
Premier meurtrier de l’Histoire selon les textes religieux, Caïn a particulièrement intéressé nos auteurs sélectionnés lors de cette 8ème édition du Prix SNCF du polar. Mais que cache véritablement son histoire et qu’apporte-t-elle à la lecture que nous avons du monde ? De l’hébreu qayin qui signifie forgeron ou j’ai acquis, Caïn est le premier fils d’Adam et Eve. Présente dans la Bible et le Coran, son histoire est l’incarnation du sentiment de vengeance et de culpabilité. Ce sont ces caractéristiques qui ont particulièrement inspiré Patrick Bauwen avec son ¼il de Caïne et Françoise Guérin dans A la vue, à la mort. L’auteur lyonnaise apprécie particulièrement le sentiment qu’éprouve l’aîné d’Adam et Eve après avoir commis le premier fratricide recensé dans l’histoire religieuse : « ce qui m’intéresse, chez Caïn, c’est moins son crime que sa culpabilité et cette fuite insensée qui concerne aussi mes personnages dans leur vie. » Une vie que les protagonistes de Françoise Guérin tentent de protéger au mieux, par divers artifices mais qui s’avèrent parfois inopérants. A l’inverse, par leur exposition médiatique liée au jeu de télé-réalité auquel ils participent, les héros de Patrick Bauwen s’exposent à ce fameux ½il de Dieu (Hazel Caïne) qui suit partout les candidats, comme pour, parfois, être mieux purifiés de leurs précédents écarts. Par ailleurs, de la reprise du mythe d’Abel et Caïn découle l’opposition classique entre deux êtres pour un même pouvoir. D’autres frères mythiques et célèbres devinrent aussi des meurtriers : dans la mythologique romaine, Romulus fût notamment l’un d’eux puisqu’il assassina son jumeau Romus avant de fonder Rome. Tout comme Seth qui prit la vie de son frère Osiris afin de régner à sa place. Cette mise en abîme des différents mythes place alors le meurtrier dans une tourmente assez étonnante. En supprimant celui qui lui est le plus proche, il obtient un certain pouvoir et les honneurs. Et même si comme Caïn, le meurtrier est condamné à l’errance, il peut devenir l’élu d’une ville, d’un peuple au bénéfice d’un acte négatif. Dans le cas de Seth, ses différents travers font de lui un dieu profondément humain, renvoyant chacun à ses possibles faiblesses. De là à dire que le crime paye… |
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Considéré comme le plus grand spécialiste français des tueurs en série, Stéphane Bourgoin (en photo) peut être assimilé à un détective, d'une certaine...
Considéré comme le plus grand spécialiste
français des tueurs en série, Stéphane Bourgoin (en photo) peut être assimilé à
un détective, d’une certaine manière. Non pas à la recherche de la vérité, tant
il est quasi impossible avec de tels individus aussi complexes, mais à
l’inverse, il filtre leurs mensonges. Fort de ses 28 années d’expérience, les
serial killers n’ont plus de secrets pour lui, ni d’armes d’intimidation contre
lui. Portrait d’un homme imperméable. La première question venant à l’esprit, lorsque l’on évoque les tueurs en série, est de savoir comment ils parviennent à ce stade culminant de la cruauté humaine. Stéphane Bourgoin vous répondra qu’ « on ne naît pas serial killer, on le devient ». Cela s’applique aussi pour un spécialiste des tueurs en série, car ce serait difficilement imaginable qu’une telle idée de profession émerge déjà dans les rêves d’un enfant. Il a fallu un terrible événement déclencheur pour que Stéphane Bourgoin devienne le plus grand spécialiste français des serial killers, bien malgré lui. Tout commence en 1976 aux Etats-Unis, pays comptant le plus grand nombre de tueurs en série par rapport au total de la population. Stéphane Bourgoin, jeune homme de 23 ans, habitait en Californie et coulait des jours heureux avec sa compagne, jusqu’à cette effroyable découverte. Elle a été retrouvée violée et mutilée, le corps sans vie. Ce n’est que deux ans plus tard que Stéphane Bourgoin apprend que l’assassin n’était pas à son premier coup de sang, il faisait partie de la triste famille des tueurs en série. Dès lors, telle une révélation, Stéphane Bourgoin décide de consacrer sa vie à étudier ce comportement injustifiable et incompréhensible. A défaut du « pourquoi », il tente d’apporter des éléments de réponses au « comment ». Son enquête, à la recherche des vérités les plus enfouies, débute avec la rencontre du meurtrier de sa compagne. Le premier d’une longue série. Depuis
1979, Stéphane Bourgoin sillonne le globe afin d’interviewer des serial killers
de toutes natures, et approfondit ses recherches. Jusqu’à arriver à un bilan
effrayant, pour les âmes sensibles, ou au contraire qui impose le respect, pour
les autres : 55 tueurs en série rencontrés. Le plus célèbre étant Ed
Kemper, toujours en vie mais emprisonné (rassurez-vous), celui même qui inspira
le légendaire personnage d’Hannibal Lecteur au cinéma. Stéphane Bourgoin aboutit
alors sur 3 constants principaux. Le premier est que la grande majorité des
tueurs en série ont vécu une enfance très difficile. Violences parentales, abus
sexuels, humiliations, ou abandons comme les enfants de la DASS que sont Guy
Georges et Emile Louis. L’éducation d’un enfant dans un climat hostile, le plus
mignon soit-il, ne fait que germer des sentiments de révolte et de représailles.
Ensuite, les tueurs en série sont des personnes intelligentes. Une extrême
minorité, entre 1 et 5%, est atteinte de maladies mentales, le reste étant
normalement constitué avec un QI très souvent supérieur à 100. Et enfin le troisième
point, le plus propice à d’interminables discussions, chaque tueur en série est
unique dans son genre. Pas de protocole meurtrier commun entre eux, car chacun
possède ses propres rituels, à des degrés de « folie » différents.
Folie au sens où ils sont des psychopathes, et non pas des malades mentaux. De
plus, il y a un autre élément pouvant les réunir, c’est leur propension à
manipuler tous leurs interlocuteurs. « Lorsque
je rencontre des tueurs en série, il y a comme un rapport de force. Ils
cherchent à prendre le dessus, à me manipuler, en me racontant n’importe quoi
soit pour glorifier leurs actes soit par pur plaisir personnel. Mais avec
l’expérience, et aussi les rapports d’enquête que je me procure, j’arrive à
savoir quand un serial killer me ment » raconte Stéphane Bourgoin, sans la
moindre crainte face à eux. Menottés ou pas... Info : lors de la sélection de
l’automne, nous allons vous faire vivre une nouvelle trilogie dont Stéphane
Bourgoin sera le consultant. Patience, vous la découvrirez bientôt en vous
tenant informés régulièrement sur le site du Prix SNCF du polar. |
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La musique de la série culte Navarro ? C'est lui, Serge Perathoner, qui l'a composée avec son fidèle binôme Jannick Top. Près de 108 épisodes depuis 1...
La musique de la série culte Navarro ? C’est lui, Serge Perathoner, qui l’a composée avec son fidèle binôme Jannick Top. Près de 108 épisodes depuis 1989, une belle preuve de longévité. Forcément, pour évoquer les liens étroits entre musique et polar, il connaît sa gamme. Ce virtuose du piano nous détaille la relation de ce couple artistique sur le petit écran. Tout
d’abord, selon-vous, pourquoi le genre polar plaît-il autant aux gens, que
ce soit dans la littérature, à la télévision, ou au cinéma ? Quelle
est l’ambiance type d’une intrigue policière sur le petit écran ? Quels
sont les instruments qui correspondent le mieux au polar ? Pensez-vous
que polar et musique se ressemblent et ont des points communs ? Y-a-t-il
un style de musique qui correspond plus que d’autres au polar ? (Jazz,
rock, etc...) Comment
travaillez-vous lorsqu’on vous demande une composition pour un polar ? Quelles
sont les difficultés ou les contraintes dans une composition musicale ? Serge Perathoner est co-compositeur avec Jannick Top de Navarro (108 épisodes depuis 1989). Pour en savoir plus, son site Internet : www.pianobass.com |
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Lors de la sélection du printemps, Claude Bathany a détonné avec son rock breton tout droit sorti de Last exit to Brest. Pour cette sélection de l'aut...
Lors de la sélection du printemps, Claude Bathany a détonné avec son rock breton tout droit sorti de Last exit to Brest. Pour cette sélection de l’automne, c’est au tour d’Hannelore Cayre (Ground XO) de nous offrir une immersion dans l’univers du rap. Avant eux, une pléiade d’auteurs a marié le polar avec la musique. Retour vers le passé. Musique et littérature ont un point commun essentiel : elles font toutes les deux partie de la prestigieuse famille des « Arts ». Au premier abord, peu de similitudes semblent les rapprocher. L’une fait appel au sens auditif, en jouant sur l’oscillation verticale des décibels, l’autre au sens visuel, en respectant une certaine linéarité de lecture. Et pourtant, en les examinant de plus près, on se rend rapidement compte que musiq |
